Du 78 tours au disque compact

Plus de 100 années de musique

posté le 27-03-2020 à 17:42:59

Vivons dans la peur !

 

 

JOHN CALE : Fear Is a Man's Best Friend (1974)
EDGAR WINTER : Frankenstein (1972)
DAVE EDMUNDS : Creature From The Black Lagoon (1979)
ALEXANDRE BELLIARD : Jack l'Éventreur n'est plus à Londres (2010)
CRAMPS : I Was a Teenage Werewolf (1980)
THE WHO :  Hall Of The Mountain King (1967)
VOS VOISINS : Le monstre de la main (1971)
BLACK SABBATH : Paranoid (1970)
STEVIE RAY VAUGHAN : Voodoo Chile (1984)
POSSESSION SIMPLE : Le chat du café des artistes (1994)
BLUE OYSTER CULT : Don't Fear The Reaper (1976)
METALLICA : Creeping Death (1984)
 

 

 

Je m'excuse de ne pas faire partie du club majoritaire, car je sors de mon logis, la fenêtre de mon salon est ouverte et je souris. Quoi qu'il en soit, voici une 
douzaine de chansons rock relatives à la peur et à tout ce qui peut effrayer, afin de me conformer aux ordres politico-télévisuels. N'oubliez pas de porter un masque pour écouter.
Tags: #1970-1979
 


Commentaires

 

1. jakin  le 28-03-2020 à 16:23:08  (site)

De quoi se faire peur toute la journée...J'aime bien les pièces de 1984, STEVIE RAY VAUGHAN et METALLICA....

2. MarioMusique  le 28-03-2020 à 17:37:45  (site)

Ce fut amusant, de trouver ces pièces. J'avais prévu 4, mais je me suis laissé emporter. Je sais que c'est un peu long mais je vais laisser ceci ici pendant quelques jours.

Stevie Ray Vaughan, je l'ai vu en spectacle à ce moment-là. C'est une chanson de Jimi Hendrix,

3. Nikole-Krop  le 29-03-2020 à 11:32:46  (site)

Merci pour plusieurs découvertes dans cette liste, Mario.
Quant à la peur, elle est justifiée, et même s'il ne faut écouter ni la télé ni les politiques, au moins sur ce sujet, le danger est véritable et mondial et s'en moquer n'est pas une rébellion bon aloi. Mais tu as raison de sourire, si tu y parviens.
Bonne journée.

4. MarioMusique  le 29-03-2020 à 19:06:51  (site)

Mon but n'est pas de m'en moquer, C'est que j'ai simplement une overdose de tout ça et des franches idioties qu'on croise chez certaines personnes.
Exemple : au supermarché : un couple a rempli trois paniers (caddy ?) au complet pour une facture de 250 dollars. Et les gens fauchès ne pourront pas acheter de bouffe à cause de ces deux ? Pffff...

Pour la musique : c'est fou comme j'en ai trouvé plus que douze !

5. Nikole-Krop  le 29-03-2020 à 23:25:46

Tu as raison, les gens sont très cons avec ça !
Ce genre d'évènement met bien en exergue ce que sont les gens !
Bonne nuit, bonne journée Mario.

6. MarioMusique  le 30-03-2020 à 00:21:59  (site)

Il y a des avertissements dans toutes les rangées du lieu, style : Achetez une seule bouteille de jus de tomates, etc.
Mais ces deux là en ont pris dix, j'imagine...

 
 
 
posté le 26-03-2020 à 19:24:05

La saga folle des Sinners

 

 

Les grèves d'aujourd'hui (1967)
L'hymne à Ti-Pop (1968)
La ballade du bûcheron (1968)
J'suis pas un pepsi (1976)

 

On ne peut imaginer feuille de route plus dingue que celle des Sinners (Les pécheurs...), pleine de surprises et d'excentricités. Je vais citer l'historien de la musique du Québec, Richard Baillargeon : "Sept microsillons, vingt-cinq 45 tous. dix-sept musiciens, cinq produteurs, douze maisons de disques, quatre arrestations, (...) un mort par étouffement, un suicide." Le tout au cours de dix années. Bien sûr, en 1976, il ne restait personne de la formation de 1966, mais cela demeurait Sinners, même lorsqu'ils ont changé brièvement de nom au profit de La Révolution française.

Pourtant, le groupe a eu une formation stable, en 1967 et 1968, avec François Guy et Charles Linton comme chanteurs, puis Arthur (ex-Jaguars) à la guitare. Ajoutons le fait de se présenter sur scène avec un bébé éléphant, puis le film Kid Sentiment, avec deux Sinners, et une scène où ils fumaient de la banane. Les Sinners créaient l'événement, délices de la presse à sensations.

Musicalement, il faut souligner que le groupe ne présentait que leurs compositions et qu'ils ne chanteront en français une pièce anglophone qu'à deux occasions (Leurs deux plus importants succès, d'ailleurs). Il y avait du rock, des chansons pop légères, des délires psychédéliques, des parodies, etc.

Très distrayants! Un fait étonnant : Charles Linton (deuxième à gauche) est devenu un... chanteur d'opéra.

 

 

Pour deux autres chansons, suivez ces péchés :

 

http://mariomusique.vefblog.net/178.html#Succes_radiophoniques__Francophone_1972

 

 

http://mariomusique.vefblog.net/116.html#Hippies

Tags: #1960-1969
 


Commentaires

 

1. jakin  le 27-03-2020 à 09:36:15  (site)

En lisant ta présentation, c'était vraiment une bande de joyeux drilles....Mais c'est très agréable à entendre...une musique dynamique et un texte fou, mais lucide....

2. MarioMusique  le 27-03-2020 à 15:55:44  (site)

Chacune de ces chansons est en relation avec un fait divers de l'époque, sauf la ballade du bucheron, qui est une parodie de la musique western et folklorique.

 
 
 
posté le 25-03-2020 à 22:21:56

Un grand 45 tours : Québécois

 

 

 

 

 

Étrange de qualifier cette chanson de 'grand 45 tours', alors qu'il présente deux défauts. Cependant, à sa sortie, en 1970, cette chanson a eu un impact social important. D'abord, je vais régler le cas de La Révolution française. Ce sont bel et bien les Sinners, sous un autre nom. Ceci durera environ une année, avant qu'ils ne retournent à leur appelation d'origine.

Jusqu'en 1967 environ, l'on définissait les gens du Québec comme des Canadiens français. Québécois était utilisé pour la population de la ville de Québec. Le mot sera présent discrètement dans certains médias et aussi à cause d'un parti politique éphémère prônant l'indépendance du Québec face au Canada. Le mot était alors souvent perçu comme gauchiste.

Par contre, les Sinners ont en quelque sorte imposé le mot à une plus large population, bien que certains organismes conservateurs voyaient dans la chanson un hymne pour l'indépendance du Québec. Je ne crois pas que c'était l'intention des auteurs. Quoi qu'il en soit, le disque avait été interdit par certaines stations de radio.

La chanson sera souvent présente lors des festivités de la fête nationale, surtout au cours des années 70, bien qu'elle le sera récemment, avec des paroles changées avec l'autorisation de l'auteur François Guy.

La chanson est composée d'un refrain sans cesse répété, et de deux courts couplets, dont le début du premier est très ancré dans la réalité de 1970. D'où son défaut. "Que ce soit le métro ou l'Expo, le maire Drapeau ou ses Expos" ne veut rien dire pour quiconque né en 1990. Ajoutons "Que l'on soit un bleu ou un rouge." Le second défaut : un raccord raté à l'entrée de la section de cuivres, lors de la finale.

Bonne production, cependant, par le chanteur Tony Roman. Il y a là dedans des cuivres, des voix féminines, sans oublier que le passage psychédélique (avec la basse) est suivi de ce qu'on n'aurait jamais pu imaginer : une fanfare ! C'est très bien fait et porte la marque psy et prog-rock de l'époque.

Le mot Canadien français n'est plus utilisé pour définir les gens du Québec, mais on peut le croiser pour des francophones vivant dans une autre province canadienne.

 

 

PS

 

Que ce soit le métro (de Montréal)

ou l'Expo (Exposition universelle Terre des Hommes, tenue à Montréal en 1967)

Le maire Drapeau (Jean Drapeau, maire de Montréal, instigateur du métro et de l'Expo)

ou ses Expos (Le club de baseball majeur les Expos de Montréal, nés en 1969. L'implication de la ville de Montréal a été importante dans ce projet, mais Jean Drapeau n'en était pas le chef de file. Avec le club de baseball, le nom de Montréal était prononcé chaque jour, lors des bulletins sportifs, partout en Amérique.)

Que l'on soit un bleu (Partisans du parti politique de l'Union nationale.)

ou un rouge (Partisans du parti politique Libéral.)

Tags: #1970-1979
 


Commentaires

 

1. jakin  le 26-03-2020 à 09:28:51  (site)

Un morceau de l'histoire politique du Québec vue de l'intérieur...Merci pour tes commentaires très instructifs....

2. MarioMusique  le 26-03-2020 à 19:40:04  (site)

J'avais alors le microsillon et mon père voulait m'égorger quand il entendait cette chanson

 
 
 
posté le 24-03-2020 à 16:34:48

Sources de Santana

 

 

SANTANA : Evil Ways (1970)
WILLIE BOBO : Evil Ways (1968)
SANTANA : Black Magic Woman (1970)
FLEETWOOD MAC : Black Magic Woman (1969)

 

Deux succès radiophoniques pour Carlos Santana et sa bande, servant à mettre le groupe sur les lèvres et dans les oreilles de millions de personnes. Même aujoud'hui, en les entendant, on dit : "Santana". En réalité, il s'agissait de reprises de chansons alors récentes.

À vous de juger. Pour ma part, Evil Ways est semblable dans les deux versions, alors que Black Magic Woman, par Fleetwood Mac, est carré, alors qu'avec Carlos, la chanson  devient ronde.

Tags: #1970-1979
 


Commentaires

 

1. jakin  le 25-03-2020 à 19:14:44  (site)

Santana comme les Pink Floyd je les écouterai en boucle tous les jours

2. MarioMusique  le 25-03-2020 à 22:57:19  (site)

Tu auras alors noté que je présente les versions 45 tours des chansons Santana. Elles sont plus courtes que sur les microsillons.

 
 
 
 

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