Du 78 tours au disque compact

Plus de 100 années de musique

posté le 25-04-2017 à 02:02:30

Beatles ambiance feu de camp

 

Des bises de moi pour toi
C'est fou mais c'est tout
 

 

Cette pochette horrible et ce titre idiot cachent un disque charmant et chaleureux, où le vétéran Gilles Valiquette, accompagné de gens de son entourage (dont son fiston) reprend dix chansons des Beatles, de façon relax, dans une ambiance feu de camp. Les pièces sont en anglais, mais Valiquette a eu la chic idée de reprendre des versions françaises d'origine de 1964, par le Français Claude François (Des bises de moi pour toi / From Me To You) et des Québécois Baronets (C'est fou mais c'est tout / Hold Me Tight). Le tout a été commercialisé en 2016. Le défaut de ce disque : il ne dure qu'une demi-heure.
Tags: #2010-2019
 


Commentaires

 

1. jakin  le 25-04-2017 à 18:36:45  (site)

C'est agréable d'entendre ces vieux succès et surtout en français....

 
 
 
posté le 23-04-2017 à 07:39:13

Le discret Bertrand Gosselin

 

 

 

Il a connu son quart d'heure de gloire lors des chevelus jours en compagnie de Jim Corcoran. Depuis, la carrière de
Bertrand Gosselin va en zig-zag, avec des temps d'arrêts sans doute involontaires de sa part. Je sais que pendant un certain temps, l'homme enregistrait pour les enfants et se produisait devant ce petit public. L'aspect enfantin et léger ne l'a jamais quitté et je crois que cela fait partie de sa personnalité musicale. Sur les balades, Bertrand est souvent pénible, si bien que lorsque je mets la main sur un disque récent, je désire surtout entendre des légèretés, comme la chouette chanson que je vous propose. Le disque, avec une magnifique pochette, est un de ses meilleurs, grâce à la participation de cuivres rigolos et de choeurs mignons.

Bertrand Gosselin, Rendez-vous doux, 2015, Le temps dans les voiles

Tags: #2010-2019
 


Commentaires

 

1. jakin  le 24-04-2017 à 18:30:43  (site)

Une balade qui s'écoute avec beaucoup de plaisir pour ce printemps maussade....

2. MarioBergeron  le 24-04-2017 à 19:16:08  (site)

C'est une jolie chanson, et aussi bien placée : la première du disque.

 
 
 
posté le 14-04-2017 à 19:58:40

Le jazz a 100 ans : Les années 2010

 

 

Connie Evingson : Getting To Know You (2010)
Claire Daly : Bright Mississippi (2012)
Melissa Morgan : By Myself (2016)
Raphael Wressnig : Jody Grand (2011)
Nicki Parrott : Autumn Leaves (2012)
Cory Weeds : Slumber (2015)
Vivian Buczek : It Might As Well Be Spring (2014)
Martin Lechner : Why Did You Do It (2016)
Alyssa Allgood : Watch Me Walk Away (2016)
Christine Tassan et les Imposteures : Et que ça saute (2012)

 

Le jazz, sur disque, fête en avril 2017 son centenaire. Ceci est le dernier article d'une série de dix pour souligner l'événement. Pour les nouveaux visiteurs, c'est le premier. Il suffit d'oser atteindre les pages suivantes pour voir les autres, concentrées sur dix décennies et présentant dix pièces musicales. Bref : 100 ans = 100 musiques à écouter. J'ai avant tout cherché à présenter les courants des différentes décennies, et non à me contenter d'une approche 'Grands succès'. Je laisse ce raccourci bêta aux médias traditionnels. 

 

 

La décennie incomplète 2010 est un prolongement des années précédentes : beaucoup de jazz traditionnel, de femmes et des moments aux approches simples. Cependant, j'ai cherché des artistes aux carrières relativement jeunes. Hors Connie Evingson, personne n'avait enregistré au cours des 1990.

 

 

Cela aurait tout de même été injuste de se priver de Connie Evingson, chanteuse habile et touche-à-tout, qui interprète des standards (et les Beatles!) sur le mode jazz, bossa et manouche. Un régal !

 

 

Dans l'article précédent, je parlais des femmes qui sont davantage que des chanteuses. Il y en a ici trois : la transparente Nicki Parrott (Australie) est contrebassiste ; Claire Daly présente un fait que je n'ai pas croisé ailleurs, alors qu'elle se sert d'un imposant saxophone baryton ; Christine Tassan et les Imposteures (Notre photo), du Québec, est un quatuor féminin manouche, alternant pièces instrumentales et chantées avec beaucoup de joie de vivre.

 

 

Je n'ai pas indiqué les pays d'origine de ces gens sans raison. Avant les années 1960, les musiciens non américains étaient une denrée rare ; maintenant, c'est un fait normal. Le jazz est international. Ajoutons la très talentueuse Vivian Buczek, de Suède, avec un peu de scat, et Martin Lechner, Suisse et qui se produit avec des musiciens allemands, sans oublier le costaud organiste Raphael Wressnig, d'Autriche.

 

 

Wressnig reprend de façon moderne le soul-jazz de gens comme Jack McDuff et John Patton. C'est musclé! Martin Lechner, avec une voix un peu ombragée, représente un apport chaleureux dans un domaine peu populeux : le chant jazz masculin. Une voix féminine différente est celle de Melissa Morgan. Pour sa part, le saxo Cory Weeds, flanqué d'un organiste, est un artiste qui va à l'essentiel, avec ses disques efficaces.

 

 

Parmi mes choix, Martin Lechner et Christine Tassan sont au début de leurs carrières. La relève, en somme! La relève qui m'a jeté au sol, avec un seul disque, est Allysa Allgood, avec promesse de décennies excitantes.  

Tags: #2010-2019
 


Commentaires

 

1. jakin  le 17-04-2017 à 10:59:31  (site)

Salut Mario, je viens de passer un agréable moment tout en mangeant mon chocolat...J'ai plus particulièrement apprécié la pièce de Christine Tassan, bien enlevée et joyeuse...Merci pour cette découverte....

2. MarioMusique  le 17-04-2017 à 20:42:32  (site)

Avec Christine, l'affaire est chocolat.

 
 
 
posté le 07-04-2017 à 21:23:47

Le jazz a 100 ans : Les années 2000

 

 

Houston Person : Stairway To The Stars (2001)
Anita Wardell : Moanin' (2006)
Susie Arioli : By Myself (2005)
Jim Rotondi : On y va (2004)
Carol Welsman : Fever (2009)
Akiko Tsuruga : Saving All My Love For You (2007)
Mark Winkler : Walkin' Shoes (2003)
Clare Teal : Way You Look Tonight (2002)
David Hazeltine : How Deep Is Your Love (2005)
Pommes de ma Douche : Boum (2004)

 

 

 

La première décennie du nouveau siècle est le prolongement des années 1990 : tradition et renouveau font bon ménage, le tout dans un esprit d'accessibilité. Un aspect qui se multiplie beaucoup, ce sont les femmes, et pas seulement en qualité de chanteuses. On en croise à tous les instruments.

 

 

Trois femmes exceptionelles retiennent mon attention. L'orgue Hammond, c'est une chose : savoir en jouer, c'est une autre histoire. Du déferlement masculin derrière le gros clavier, je retiens peu de candidats, car ces messieurs cherchent avant tout l'effet. Bref, ils ne savent pas jouer. Ce n'est pas le cas des femmes, avec, en tête, la Japonaise Akiko Tsuruga (Notre photo). On peut la classer dans le petit bocal des dix meilleurs organistes de l'histoire du jazz.

 

Secundo : Dans le champ prolifique des chanteuses, la Britannique Anita Wardell figure aussi parmi les meilleures de tous les temps. Elle a une voix incroyable, pleine de surprises, de rebondissements, et un sens pointu du scat. Loin de cette approche, figure la Montréalaise Susie Arioli et son collaborateur, le doué guitariste Jordan Officier. Notre Susie ne projette pas sa voix : c'est souvent un murmure, le tout sur fond acoustique. Un effet différent et très chaleureux.

 

Les messieurs ? Peu d'élus. John Pizzarelli, présenté dans l'article suivant, vient en tête de liste, avec aussi le Californien Mark Winkler. Les messieurs du jazz chanté ont trop tendance à vouloir jouer la carte 'chanteur de charme', ce qui est agaçant et ressemble davantage à de la soupe qu'à du jazz.

 

Dans un domaine grand public, Carol Welsman donne satisfaction avec l'interprétation de standards, dans une veine qui rappelle Peggy Lee. Une bonne occasion pour vous présenter Fever, une des chansons jazz les plus reprises de tous les temps. Clare Teal est de ce bois, tout en prenant parfois de jolis risques.

 

Allons-y pour le jazz instrumental. Le trompettiste Jim Rotondi est demeuré attaché au be-bop des années 1950, en évitant le piège de la nostalgie. David Hazeltine fait partie des grands pianistes. Il propose ici une pièce des Bee Gees, et, comme indiqué auparavant, plusieurs chansons du domaine pop-rock deviennent des nouveaux standards jazz.

 

Les vétérans ont toujours leur mot à dire.  Houston Person fut pendant longtemps au service de la chanteuse Etta Jones et de l'organiste Jimmy Smith. En prenant de l'âge, il nous présente sa spécialité : le saxophone suave. Dans le cas de notre homme, son approche est repérable des kilomètres à la ronde.

 

Les groupes de manouche se multiplient, cela dans plusieurs pays du monde. Retour à la source française avec les Pommes de ma Douche, qui interprètent des airs anciens de leurs pays (Ici : Charles Trenet), en ajoutant à leur manouche un instrument qu'on ne croise pas chez les concurrents : un accordéon.

 

Tags: #2000-2009
 


Commentaires

 

1. jakin  le 11-04-2017 à 18:11:56  (site)

Salut Mario, j'ai encore passé une bon moment à écouter toutes ces pièces....

2. MarioMusique  le 11-04-2017 à 20:41:31  (site)

Merci. Il en reste un...

3. jakin  le 13-04-2017 à 19:48:04  (site)

Deuxième écoute aujourd'hui avec un peu plus de son...pas mal !

4. MarioB  le 14-04-2017 à 00:19:10  (site)

Ça fait plaisir de savoir que je fais tout ça pour une personne.

5. jakin  le 14-04-2017 à 18:45:30  (site)

Merci Mario, pour la peine, je vais l'écouter une troisième fois car ce sont des années jazz que je ne connais pas bien....

6. MarioB  le 15-04-2017 à 20:15:39  (site)

Très bien !

 
 
 
 

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